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Les patronymes

Le patronyme est le nom de famille transmis par le père, le matronyme est celui transmis par la mère.

L’onomastique est le nom de la science qui étudie l’origine des noms propres. L’origine des patronymes français remonte au Moyen Âge. C’est François 1 er qui décide de légiférer en officialisant de père en fils la transmission des surnoms. Les noms de famille, héritage de nos aïeux, se divisent en quatre catégories :

1. fils de/à (Pierre Aupaul),

2. d’après le métier (Boucher…),

3. d’après l’origine géographique (Lallemand…),

4. d’après une singularité physique (Legrand…).

Les noms et prénoms que nous portons ont une histoire et une signification que nous aimons connaître. Mais autant le nom peut être ancien puisqu’il s’est fixé, en général, à la fin du Moyen Âge, autant le prénom est récent puisqu’il est choisi par nos parents. Quant à la signification des noms, elle n’est pas toujours facile à établir. Les déformations peuvent avoir été nombreuses au fil des générations. Le nom de famille est une composante essentielle de chaque personne, une partie d’elle- même qui lui tient profondément à coeur. À l’origine, il avait une signification précise, un sens qui nous échappe souvent aujourd’hui mais qui peut nous transmettre, un millénaire plus tard, quelques informations sur l’ancêtre initial de la famille. L’orthographe des noms de famille ne s’est fixée qu’avec l’apparition du livret de famille, en 1877. Auparavant, on n’était pas à une lettre près : on transcrivait les noms phonétiquement, au gré des habitudes d’écriture locales… et de la qualité d’oreille du maire ou du curé !

La loi entrée en vigueur le 5 janvier 2005 a remplacé dans le Code civil le mot patronyme par nom de famille puisque celui-ci peut désormais se transmettre par la mère : en quelque sorte un matronyme.

De nombreux noms de famille évoquent une caractéristique physique ou morale de l’ancêtre initial. Parfois une qualité, plus souvent un défaut : les noms n’étaient pas choisis mais donnés par les voisins… Les noms provenant de sobriquets sont très nombreux et très variés, car l’imagination de nos ancêtres pour décrier - ou railler - leurs contemporains, était sans limite. Les particularités physiques sont naturellement très bien représentées sans

que l’on puisse jamais déterminer avec certitude si celles-ci doivent être prises au sens propre ou par leur contraire.

Voici quelques patronymes de familles qui vivent à poilloz francois relevés sur l’ouvrage de Louis Borne, consacré à la seigneurie de Corcondray, ainsi que sur les registres paroissiaux du début du XVII e siècle, de 1600 à 1634. L’année précisée est l’année où apparaît pour la première fois le nom d’une famille sur le registre. Suivent le prénom et le nom des chefs de familles, ainsi que le prénom de l’épouse, quand il est mentionné ou lisible, car pour les femmes, il n’apparaît que le prénom, et quand elles sont marraines ou témoins, le prénom est suivi de fille de, épouse de ou veuve de, ce sont :

§ 1286 : Azibar, Biande, Boiconin, Boiru, Caudel, Colin, Cortat, Curnillate, Dourel, Estevenin, Henri, Jalous, Jay, Joan, Louvet, Martin, Parrel, Perrenin, Plumate, Prevot, Rechart, Rosselot, Rous, Symonate, Talemer, Vaite, Varrier, Vuterin, Willot.

§ 1543 : Outhenin Jolyot, Anatoile Preslat, Étienne Regnaut.

§ 1602 : Leonardus Bauld ; Ludovici Bogillot, meunier au Pontot ; Noël Coudritot et Barbara.

§ 1603 : Stefani Clerc et Joanneta ; Petri Legris et Marguareta ; Guillemini Collo et Claudia, Baltazard Cornier et Bartha ; Guioti Regnauld et Francisca.

§ 1604 : Joannis Bauld et Claudia ; Joannis Bredillot et Leogardia ; Dionisÿ Clerc et Claudia ; Gaspardi Clerc et Claudia ; Begidenÿ Cordier et Barbara, Georgÿ Mazet et Marguareta ; Joannis Mugnier ou Munier et Thomassia ; Giliberti Nicolin, Girardi Nicolin et Claudia ; Petri Sabourot et Barbara.

§ 1605 : Natalio Carity et Barbara.

§ 1606 : Jacobus Bauld ; Toussany Cornier et Georgia ; Francisci Regnault,

§ 1607 : Georgÿ Bauld et Joanneta ; Andrea Chemailly et Joanneta ; Guillo Marchant junioris et Jacobia, Claudÿ Moriqual et Catharina.

§ 1608 : Petri Bauld et Perrenota ; Joannis Bredillot et Claudia.

§ 1609 : Claudÿ Pollotier et Claudia.

§ 1611 : Petri Charles et Catharina ; Roberti Nicolin et Symonia ; Claudÿ Nyet et Petria.

§ 1612 : Claudÿ Nicolin et Maria ; Gaspardi Nicolin et Claudina ; Perrenoti Pollotier et Barbara.

§ 1613 : Petri Bauld et Marguareta ; Bernardi Nicolin et Joanna ; Petri Nicolin et Claudina.

§ 1614 : Thomas Belgirard et Claudia ; Petri Coulot et Nicola Regnault.

§ 1615 : Ludovici Bauld et Joanna ; Georgÿ Carity et Barbara ; Petri Coillo et Nicola ; Claudÿ Nicolin et Pierreta.

§ 1622 : Dionisÿ Baird et Jacquota ; Petri Bauld junioris et Perrenota ; Anthonÿ Rousier et

Claudia ; Andrea Marchand et Joanna ; Francisci Nicolin et Joanna.

§ 1623 : Leonardi Clerc et Martina.

§ 1624 : Adrian Belgirard et Rosa.

§ 1626 : Guillemin Sault et Isabelle ; Pierre Barde dit Thibault.

§ 1627 : Girardi Bauld et Girardet ; Andrea Colley et Joanna ; Petri Colley et Claudina ; Leonardi Cornier et Antonia ; Claude Mou gel, Claudÿ Regnault et Joanna.

§ 1628 : Claudÿ Baird et Antonia ; Gaspardi Baud et Alexia.

§ 1629 : Catharina Pollotier ; Claudius Cordier.

§ 1630 : Denis Clerc ; Gaspard Baud et Alizia.

§ 1634 : Guillemin Clerc et Claudia.

1635 est l’année de la fondation de l’Académie française. Plus grave est la guerre de Dix Ans (1635-1644), épisode franc-comtois de la guerre de Trente Ans. C’est le 19 mai 1635 que la France, qui envahit la Lorraine deux ans plus tôt, déclare la guerre à l’Espagne. Du 12 novembre au 30 décembre 1636, tout le nord de la province où se situent les principales terres céréalières est ravagé et dévasté. À partir de 1637, la France divise ses forces et mène une série de harcèlements et de destructions. L’année 1638 est marquée par l’invasion des mercenaires allemands appelés Suédois, qui font tout, incendier les villages, torturer et tuer la population. Le départ des Suédois marque la fin des opérations de grande envergure en Franche-Comté. La guerre de Dix ans représente une catastrophe pour les populations locales. Du point de vue démographique, la période voit la disparition de 250 000 personnes, soit 60% de la population de l’époque, dont la moitié est victime d’une formidable épidémie de peste qui ravage la contrée entre 1635 et 1637. Sur cette pandémie vient se greffer la guerre, les crises économiques qui entraînent la famine. Il y a des scènes de nécrophagie et une bonne dizaine de cas d’anthropophagie certifiés par les archives. En 1644, plusieurs centaines de villages sont entièrement dépeuplés. De cette catastrophe démographique, la province met un siècle à se remettre pour retrouver en 1730, un chiffre de population équivalent à celui de 1620.

En raison de ces catastrophes, on ne trouve pas de registres paroissiaux dans les archives pour la période 1634 à 1664, des communes ayant été complètement ravagées. Après 1664 et jusqu’à la fin du siècle, ce sont quarante-neuf familles qui vivent à pouilleÿ francois. Depuis cette date, le nom de jeune fille des femmes est mentionné sur les registres Registrum infantium baptisatorum in parochia Damnemarunsi, inscriptum per me Petrum Thomam Courtot, ciusdim parochia curatum die nona martÿ anni millisimi sexcentésimi sixagisimi quinti.

§ 1665 : Jacobi Belgirard et Joanna Legros ; Anthony Bredillot et Claudina Dou bey ; Petri De Villard et Bono Huet ; Stéphanie Farcot et Marguareta Leuret ; Joannis Guillemin et Nicola Ault.

§ 1666 : Balthazardi Clerc et Claudia Quartier ; Giruadÿ Marmoray Sabaudy et Joanneta Laniez.

§ 1667 : Anthonÿ Robert et Joanna Marguet ; Dominico Rousey et Marguareta Taudot.

§ 1668 : Augustine Claudÿ Sabaudi et Francisca Finet.

§ 1669 : Joannis Vuillemin et Nicola Broch.

§ 1671 : Anselmi Rolly et Elisabetha Bault.

§ 1672 : Petri Belgirard et Claudia de Chemailly.

§ 1675 : Francisci Bault et Symona Alix.

§ 1679 : Leonardi Tissier et Joanna Finet.

§ 1680 : Joannis Antonÿ Belgirar et Jacoba Cremoille ; Joannis Claudÿ Jeunet et Marguareta Cadoz.

§ 1681 : Ludovic Charles et Catharina Saget ; Rolandi Cousin Sabaudi et Antonia.

§ 1682 : Claudÿ Alix du Pontot et Joanna Antonia Dumartenet ; Thoma Belgirard et Hylaria Saget ; Joannis Labourot et Claudina Cordier.

§ 1683 : Claudÿ Amyot et Joanna Antonia Devillard ; Claudÿ Colin et Gullema Vuillemin ; Petri Douboz et Claudina Cadoz.

§ 1685 : Joannis Vuillemin et Guillelma Canot.

§ 1686 : Claudÿ Cendre et Antoniae Miège.

§ 1687 : Vincentÿ Cordier et Joanna Cadoz.

§ 1688 : Joannis Colez et Maria Nyet.

§ 1689 : Joannis Claudÿ Jeunet et Marguaretae Cadoz ; Francisci Nyet et Joannae Milleret.

§ 1693 : Claudÿ Belgirar et Marguaretae Pernoz ; Nicolas Belgirar et Catharina Cremylle ; Marci Antonÿ Centemant et Carolia Sorlie ; Jacobi Cordier et Joannae Mossan, Thoma Joseph Valle et Joannae Friquot ; Joannis Claudÿ Nyet et Benedicta Miège.

§ 1694 : Claudÿ Colley et Jonnae Fontaine ; Ferreoli Jeunet et Elisabethae Clert ;

§ 1695 : Joannis Ludovici Vielle et Joannae Vuillemin ; Sebastiani Janey et Claudiae Bresand ; Jacobi Marquiset et Franciscae Nyet.

§ 1696 : Desiderÿ Bault et Leodegaria Simon ; Joannis Antonÿ Belgirar et Anatholia Landry ; Francisci Nyet et Joannae Milleret, Joannis Claudÿ Pernet et Marguaretae Cadoz.

§ 1697 : Joannis Claudÿ Jeunet et Marguaretae Guedor.

§ 1698 : Josephi Robert et Claudiae Bault.

Au XVIII e siècle, les noms de familles des habitants relevés sur les registres sont : Alix, Amyot, Bault, Begin, Begirard, Belgirard, Belotte, Berthier, Berthet, Bey à Candart, Bochet, Boichet, Bontems, Bouquon, Bourquin, Bussy, Cadoz, Chapelain, Chaplain, Charles, Cendre, Charton, Chatrenet, Clément, Colin, Coley, Colez, Coller, Collet, Colombot, Conraud, Conroz, Cordier, Coste, Cremille, Cremoille, Culot, Dauvergne, Delaitre, Delune, Devillard, Devillers, Doubey, Douboz, Dromard, Dron, Ducret, Dumartenet, Dumatera, Ecarnot, Eroutet, Ethiard, Etiard, Estiard, Faivre, François, Fricot, Girard, Gyrard, Grand, Groshenry, Grosjean, Guedot, Gulot, Girard, Gyrard, Jacquinot, Jacquet, Jannin, Jay, Jeunet, Jouffroy, Joyon, Lachiche, Landry, Labourot, Ladeffroux, Legrit, Levrez, Louis, Lugant, Maillet, Mairez, Marchand, Marquiset, Mazé, Milleret, Morical, Munier, Nyet, Nottet, Pagnier, Pernet, Pernin, Pernot, Perret, Philippon, Raguin, Rethan, Retend, Roche,

Robert, Romanet, Sauget, Salomon, Savouret, Symon, Tholomier, Tissier, Valle, Vernier, Viard, Vielle, Vien, Vilien, Vienot, Vuillemin.

La loi du 20 ventôse an II, édicte le code civil, précisant que les actes de l’état-civil énonceront l’année, le jour et l’heure où ils seront reçus ; les prénoms, noms, âge, profession et domicile de tous ceux qui y seront dénommés. Les témoins produits aux actes de l’état-civil ne pourront être que du sexe masculin, âgés de vingt-et-un an au moins, parents ou autres ; et ils seront choisis par les personnes intéressées.

Au XIX e siècle, les noms de familles, qui vivent au village, relevés dans les registres d’état- civil, sont : Anguenot, Audit, Barthélemy, Baud, Baugey, Belgirard, Belhomme, Belpois, Berthet, Berthier, Bey ou Bez, Biguenet, Blanchet, Boge, Boichet, Bontemps, Bonvien, Bourquin, Buffard, Bussy, Camuset, Carlat, Cartier, Cendre, Cestre, Chapotte, Chapuis, Chatelain, Chatrenet, Chatron, Chevalier, Cheviet, Cholley, Clément, Cochet, Colley, Cote, Couder, Crevot, Delage, Delaisse, Devillers, Donnez, Douillon, Drillet, Dromard, Ducret, Dumethier, Egard, Eno, Enriot, Erard, Ethiard, Ferdinant, Fontaine, Forel, Fourgeot, Freyre, Gaulme, Gauthard, Girard, Gobin, Gouspy, Grammont, Grappey, Grosperrin, Groshenry, Gruet, Guinnemand, Guyot, Hardy, Henriot, Jacquet, Jacquinot, Jouffroy, Klein,

Lachaux, Lachiche, Lalarme, Landau, Landoz, Laurent, Laverne, Lavier, Leoutre, Lhomme, Lime, Louis, Mailland, Maire, Mairez, Mairot, Marchand, Marillot, Marquiset, May, Mazey, Métadieu, Morel, Moulet, Mourot, Nening, Nicolin, Nottet, Nyet, Pagnier, Perrot, Pharadon, Philippon, Picard, Pointurier, Prost, Raguin, Ravez, Renaud, Retend, Robert, Roche, Rosier, Roussey, Sages, Salomon, Sauvageot, Sugny, Tendez, Thiebaud, Tisserand, Turlin, Vachot, Vernerey, Vernier, Verrier, Viard, Vien, Vienet, Viennet, Vivot, Saint-Esprit, Zinzelle. Sous l’Ancien Régime, personne ne se préoccupait de donner un nom de famille aux enfants trouvés, qui souvent, étaient accueillis, à la campagne, chez des pères et mères nourriciers. La création de l’état-civil en 1792 rendit nécessaire l’octroi d’un nom à ces enfants qui ne pouvaient en recevoir de leurs parents. C’est ainsi qu’on trouve bien des prénoms suivis de Saint-Esprit ou du Saint-Esprit, voire hôpital du Saint-Esprit, du nom de l’hospice qui les recueillait à Besançon avant de les placer. De nos jours, les enfants abandonnés à la naissance prennent le nom de leur mère si celle-ci est connue ou reçoivent trois prénoms usuels choisis par l’officier d’état-civil, le troisième servant de nom jusqu’à leur adoption. Avec la création de l’état-civil est proclamé la liberté de choisir le prénom. Une loi très restrictive du 11 germinal an XI viendra rapidement limiter cette liberté en prévoyant en effet que les noms en usage dans les différents calendriers et ceux des personnes connues de l’histoire ancienne pourront être reçus comme prénoms sur les registres de l’état-civil destinés à constater la naissance des enfants, et – qu’il est interdit aux officiers publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes. Qui étaient ces gens qui nous ont donné notre nom de famille ? Pourquoi certains d’entre nous ont-ils reçu des noms de baptême et de confirmation ? D’où venaient les noms ? Après vous avoir livré la liste des noms des familles qui ont habité le village, je vous livre l’origine de quelques uns de ces noms : Amiot peut dériver d’un ancien nom de baptême, Ami, lui-même issu du latin amicus. Mais il a pu aussi désigner une personne aspirant à la perfection ou bien encore être le sobriquet

d’un amant. On compte près de 7 000 Amiot sur le territoire français. Alix dérive d’un nom de personne féminin d’origine germanique, Adaldhaid (de adal, noble, et de haid, lande)… qui a aussi donné Adélaïde.

Anguenot, correspond à un ancien nom de baptême d’origine germanique, composé des racines angan – (pointe de l’épée) et – hard (dur, fort). Les porteurs du nom Anguenot sont aujourd’hui environ 400 en France. Arbey est un ancien nom de baptême d’origine germanique (de hari, armée et –bert, illustre).

Barthélemy, nom d’origine syrienne, vient de Bar qui veut dire fils, de thelos, sommité, et de moys, eau. Il signifie fils de celui qui suspend les eaux, ou fils de celui qui se suspend. Baud provient du nom de personne d’origine germanique Baldo, construit à partir de la racine Bald, audacieux. Près de 9 300 Baud sont recensés en France aujourd’hui. Berthet, Berthod : ces noms proviennent d’un ancien nom d’origine germanique (de berth, illustre).

Bez évoque la localité d’origine de la famille : Le Bez près du canton de Brassac, dans le Tarn. Il peut aussi rappeler une caractéristique du domaine de l’ancêtre : une plantation de bouleaux (du mot gaulois betu, bouleau). Ils sont un peu moins de 1 200, présents surtout dans le Doubs, l’Aveyron et l’Aude. Bize rappelle tout simplement que la maison était exposée à la bise, c’est-à-dire au vent du Nord. Bolard correspond à un ancien nom de baptême d’origine germanique (de bolo, ami, frère, et hard, fort). Boucon est un ancien nom de baptême d’origine germanique (de la racine burg, lieu fortifié). Bourgoin désigne le plus souvent une personne originaire de Bourgogne. Mais il peut aussi avoir été attribué à des migrants originaires de Bourgoin dans l’Isère. Bourquin proviendrait du mot flamand boerkens, dérivé de boer, qui signifie paysan. On dénombre 2 500 Bourquin en France.

Cartier est la forme contractée de carretier, qui signifie charretier. Le nom aurait donc désigné à l’origine un artisan. Mais Cartier est aussi une mesure agraire, variante de quartier. Dans certains cas, Cartier pourrait donc désigner une personne cultivant la terre ou dont le métier aurait trait au domaine de la culture. Chatelain a été donné comme sobriquet à une personne qui prenait des allures de seigneur. On compte près de 11 600 porteurs du nom en France aujourd’hui. Cheviet peut évoquer un lieu d’origine ou le métier de l’ancêtre initial (fabricant de chevilles).

Clément est issu du nom de baptême Clément (du latin clemens : bon, pacifique), popularisé par plusieurs papes et saints. Il y a plus de 55 000 Clément en France, aujourd’hui, essentiellement répartis sur l’est de la France.

Clerc désignait les clercs, c’est-à-dire les tonsurés, jouissant du privilège de’ clergie. Ils sont actuellement un peu plus de 20 000 en France à porter ce nom. Colin est issu du nom de baptême Nicolas, très porté dans l’Est. Plus de 40 700 personnes portent aujourd’hui en France le nom Colin. Cordier dérive tout simplement du métier et désignait à l’origine le fabricant de corde. Les 21 000 Cordier se retrouvent le plus fréquemment au Nord de la France ou dans la région lyonnaise. Cornu, surnom devenu patronyme, avait en ancien français le sens de sot ou de niais (mais jamais celui de mari trompé, sens qui n’est apparu qu’au XVII e siècle). Les Cornu sont actuellement près de 13 500 en France, largement localisés sur le quart nord-est du pays. Coste désigne le lieu d’origine de la famille.

Cuinet désignait, en ancien français, un creuset. Comme patronyme, il aurait surnommé l’artisan qui en fabriquait. Les Cuinet sont un peu plus d’un millier, surtout implantés dans le Doubs et dans la Marne. De Villers indique l’origine géographique de la famille : un lieu-dit de ce nom, fréquent, issu du latin villare (ferme). Les Devillers sont environ 1 300 aujourd’hui en Belgique. Dromard ou Dromart, sont des patronymes issus du nom de personne d’origine germanique Drogomar, de drogo - entrer en campagne, et – mar, célèbre. Près de 1 200 Dromard vivent aujourd’hui sur le territoire français. Ducret est un nom qui évoque un lieu d’origine. Faivre est une forme franc-comtoise qui désignait en ancien français le forgeron. Il y en a environ 15 120 en France aujourd’hui. Folletête, Foltête sont des patronymes qui désignaient des personnes un peu folles, inconséquentes. Garnache vient d’un sobriquet, c’est le nom d’un long sarreau porté autrefois. Galliot a autrefois surnommé un homme gai, de joyeuse humeur. Les porteurs du nom Galliot sont aujourd’hui environ 2 700 en France. Les deux premiers départements d’implantation sont curieusement très éloignés l’un de l’autre : il s’agit du Doubs et du Morbihan. Girard provient du nom de personne d’origine germanique Gerhard (de ger-, la lance, et de –hard, dur). On compte actuellement plus de 70 000 Girard sur le territoire français. Goguillot est un patronyme qui aurait surnommé à l’origine un homme qui aimait se moquer des autres ou plaisanter (de l’ancien français gogue, raillerie, plaisanterie).

Groshenry, Grosjean sont des patronymes qui ont une signification limpide : il rappelle que l’ancêtre initial, dont le nom de baptême était Henry ou jean était… dodu. Grosperrin : ici, le nom de famille associe l’adjectif gros à un nom de baptême : Pierre, déformé en « Perrin ». Huot est un dérivé du nom de baptême Hugues, Huot provient à travers lui du nom de personne germanique Hugo (de la racine hug- qui signifie intelligence. Il y a actuellement 4 600 Huot recensés sur le territoire français. Isabey provient du nom de baptême d’origine espagnole Isabelle, introduit en France par une soeur de Saint-Louis. Jacquet provient tout simplement du nom de baptême Jacques. Il y a environ 29 900 Jacquet en France actuellement. Jay vient du mot geai, oiseau bavard s’il en est, et a surnommé des bavards. Jeannin dérive du nom de baptême Jean. Il y a actuellement plus de 8 000 Jeannin en France, pour l’essentiel originaire de Bourgogne et de Franche-Comté. Joly désignait quelqu’un de gai et joyeux, sens que le mot avait autrefois. La France compte actuellement plus de 45 000 Joly. Jouffroy est une variante que l’on trouve en Lorraine et dans le Jura du nom de baptême Geoffroy, lui-même issu du nom de personne d’origine germanique Gautfrid (des racines got, nom du peuple got et –frid, paix). Actuellement, on recense 2 000 porteurs du nom sur le

territoire français. Lambert est un patronyme essentiellement originaire du nord-ouest. Lambert dérive d’un nom de personne d’origine germanique Landberth (de land- pays et –berth, bois). La France

compte actuellement plus de 67 700 Lambert. Landry dérive d’un ancien nom d’origine germanique. Lhomme correspond à une déformation de l’orme, évoquant l’arbre caractéristique de la maison initiale. Ligier provient du nom de baptême d’origine germanique Léger, popularisé par saint Léger, évêque et maire du Palais au VII e siècle. Son nom a pour racine Leud (peuple) et Gari (lance). Il existe plus de 1 600 porteurs du patronyme Ligier aujourd’hui en France. Louvet, diminutif de loup, a pu être le surnom d’un homme sauvage et violent. Mais le

patronyme peut aussi venir fu nom de baptême Loup, porté par le saint évêque de Troyes qui stoppa Attila au V e siècle. On trouve actuellement plus de 9 000 porteurs de ce nom en France. Mairey peut évoquer la fonction de l’ancêtre initial (celle de maire) ou son nom de baptême (variante de Marius), ou bien encore le lieu d’origine de la famille. Martin dérive du nom de baptême, rendu très populaire par le saint évangélisateur de Tours et qui est aussi à l’origine de quantités de noms de lieux qui lui sont dédiés. C’est le nom le plus porté : il y aurait près de 268 000 Martin. Ménétrier désignait à l’origine un artisan qui avait plusieurs spécialisations. On dénombre plus de 2 650 Ménétrier en France. Mollet : mol (mou) désignait des terres boueuses ou marécageuses. Mollet a désigné en tant que patronyme des familles qui vivaient sur ce type de terrain. Morel a été attribué en sobriquet à un homme à la peau sombre comme celle d’un Maure. La France compte actuellement plus de 70 000 Morel. Munier correspond à une déformation régionale du mot meunier. Mourot a désigné une personne à la peau mate ou foncée comme celle d’un Maure. Petetin a été attribué en surnom à une personne de petite taille. Poulet désignait un homme peureux, une « poule mouillée ». Raguin dérive d’un ancien nom de baptême d’origine germanique Rago (de rag, conseil).

Les Raguin sont près de 1 700 en France. Régnier dérive d’un nom de personne d’origine germanique : Raginhari (de ragin- le conseil et de –hari, l’armée). On recense environ 17 700 Régnier en France aujourd’hui. Robert est un patronyme issu du nom de baptême Robert, lui-même dérivé d’un nom de personne d’origine germanique Rodberht (de rod-, gloire, et –berth, brillant, illustre). On trouve 104 000 porteurs du nom environ en France. Rolland est un dérivé du nom de baptême d’origine germanique Hrodland dont les racines hrod- et –land signifient pays et gloire. Il y a aujourd’hui près de 36 700 Rolland recensés sur le territoire français. Salomon est un ancien nom israélite, qui peut correspondre au nom de personne largement popularisé par le célèbre roi de la Bible. Salomon peut venir de Salom, issu de l’hébreu Schalom qui signifie paix. Les Salomon sont environ 8 300 aujourd’hui à Paris et dans le Doubs. Simon provient tout simplement du nom de baptême, lui-même issu de l’hébreu Shim’on, signifiant « Dieu a entendu », et largement popularisé par l’apôtre Simon le Zélote, martyr du 1er siècle. Il est très porté, par environ 95 000 personnes actuellement en France. Sire serait à l’origine un sobriquet ironique désignant des personnes qui voulaient prendre les apparences d’un seigneur sans y parvenir. Les Sire sont près de 3 900 en France aujourd’hui.

Thiébaud est un patronyme fréquent dans l’est de la France. Il dérive lui-même d’un nom de baptême, lui-même issu d’un nom d’origine germanique : Theodbald ou Thiedbald (theod- signifiant peuple et –bald, audacieux). Aujourd’hui, il existe près de 2 700 porteurs du nom en France. Tournier dérive du tourneur, c’est-à-dire de l’artisan qui fait des ouvrages au tour. Il existe actuellement environ 11 000 Tournier en France. Vernier est un nom de l’Est de la France très présent dans le Doubs et la Franche-Comté, c’est une forme régionale de Garnier, lui-même issu d’un nom de personne d’origine germanique dont les racines sont Warin et Wald et signifiant protection et gouverner. On dénombre actuellement près de 6 900 Vernier sur le territoire français. Vieille est un matronyme spécifique au département du Doubs, qui a désigné à l’origine une femme âgée. Actuellement, il existe près de 2 400 porteurs du nom Vieille en France. Vienet proviendrait du nom de baptême Vivien, popularisé par l’évêque de Saintes au V e siècle et par les Chansons de geste. Viennet peut traduire la localité d’origine des premiers porteurs du nom : la ville de Vienne. Plus fréquemment, il est dérivé du nom de baptême Vivien, issu du latin vivare qui

signifie vivre. Il s’agit d’un surnom latin mystique. Environ 1 500 personnes portent ce nom en France. Vienot provient de l’ancien nom de baptême Vivien, popularisé par l’évêque de Saintes au V e siècle et par les Chansons de geste. Villain - vilain, en ancien français, désignait le paysan, l’homme de basse condition. Le patronyme peut évoquer cette origine rurale mais aussi la laideur morale. Vivot – vif avait en ancien français le sens qui est en vie. Vivot, qui en dérive, aurait pu ainsi désigner un homme ayant survécu à une grave maladie ou à une épidémie. Les porteurs du nom Vivot sont aujourd’hui environ 740 en France, principalement dans le Doubs.